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Londres

À la rencontre des habitants : Londis N16

Pour notre deuxième édition du Hox Sarnie Special à Southwark, on s'est associés à Londis N16, cette épicerie de quartier familiale de Stoke Newington devenue une véritable institution locale, réputée pour sa cuisine gujarati maison et qui a ses propres fans inconditionnels.

On a discuté avec son fils, Priyesh Patel, pour parler de l'entreprise familiale, de son attachement au quartier et de la façon de préserver son identité culturelle.

Comment Londis N16 a-t-il vu le jour et comment a-t-il évolué depuis ? 

Mes grands-parents ont acheté cette boutique en 1979, puis mes parents ont progressivement pris le relais dans les années 90 en y effectuant d’importants travaux de rénovation. Depuis le confinement, mon frère et moi avons commencé à prendre davantage les rênes et à donner une nouvelle orientation à la boutique. Voir nos parents transformer la boutique par rapport à l’époque où nos grands-parents la tenaient nous a inspirés, mon frère et moi, à lale garder au goût du jour et de vraiment nous adapter à l’environnement qui l’entoure. On aime être en phase avec la culture londonienne et mondiale, et en faire profiter la boutique.

« C’est vraiment intéressant de faire découvrir notre vie de famille au monde extérieur. Surtout en tant que personne originaire d’Asie du Sud, j’ai l’impression qu’il y a un décalage entre ce qu’on vit à la maison, au niveau de la cuisine et de la culture, et ce qu’on vit à l’extérieur.»

À quel moment la cuisine a-t-elle pris une place aussi importante dans ta vie, et qu'est-ce que le fait de partager ces plats représente pour ta famille ?

On a commencé à préparer des plats gujaratis pour la boutique il y a environ six ans. Ma mère a toujours eu envie de se lancer dans la vente de produits traiteur, après avoir été mise sous pression par les grands supermarchés. Elle a toujours adoré cuisiner, c'est ma grand-mère qui lui a appris. On essaie sans cesse de se renouveler et d'innover, et on a beaucoup appris au fil des années, surtout comment devenir plus solides et plus créatifs.

C’est vraiment intéressant de faire découvrir notre vie de famille au monde extérieur. Surtout quand on a grandi en Asie du Sud : j’ai toujours eu l’impression qu’il y avait un décalage entre ce qu’on vivait à la maison, à travers la cuisine et la culture, et ce qu’on vivait à l’extérieur. Quand j’étais plus jeune, mes copains d’école me demandaient ce que j’avais mangé au dîner et je répondais « des pâtes », même si en réalité on avait mangé un repas indien fait maison. Avoir cette boutique a été presque thérapeutique pour nous, parce qu’on peut parler à nos clients de la cuisine avec laquelle on a grandi. Des plats comme le dhokla et le muthiya, qui deviennent de plus en plus populaires, sont des choses que les gens adorent vraiment et pour lesquelles ils reviennent. Ça me fait toujours un peu bizarre.

Qu'est-ce qui t'a le plus marqué quand tu étais gamin et que tu vivais près de l'atelier ?

J'étais toujours à la boutique pendant que ma famille travaillait. Je me souviens que tous les amis de mon père traînaient à la boutique, et que je faisais mes devoirs au comptoir avec l'aide des clients. Il y a encore des clients qui viennent et qui se souviennent de ces moments-là. 

Si ce sandwich est un instantané de Londis N16, quelle histoire raconte-t-il ?

Ce sandwich, c'est un peu l'histoire des débuts de notre boutique : notre chutney vert mélangé à de la mayonnaise et des samosas, c'est avec ça que tout a commencé. Mon frère et moi, on était à Vadodara, dans le Gujarat, et on a goûté ce sandwich aux samosas dans un stand de rue. C'était tout simple : du chutney et des morceaux de samosas dans un petit pain. Depuis, on n'a cessé de créer différentes versions de ce sandwich pour la boutique.

Pour The Hoxton , on a ajouté du sambharo et quelques autres ingrédients pour lui donner un goût vraiment frais et croquant.

Comment décrirais-tu Stoke Newington en trois mots ?

Créatif, serein et sympa.

 

Comment tu préfères passer une journée de congé à Londres ?

J'adore découvrir les nouvelles tendances culinaires et œnologiques. Je suis récemment allée chez Tiella, sur Columbia Road, où j'ai super bien mangé, et chez Leo's, sur Chatsworth Road. J' J'adore aussi aller au Rio Cinema à Dalston et profiter des Hackney Marshes, de Hampstead Heath et de tous les espaces verts de Londres. 

 

Le « Samosa Smash » est disponible tout au long du mois de juillet dans le hall de The Hox Southwark, tous les jours à partir de midi. Profites-en tant qu'il est encore chaud.

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